Carrière & revenus

Salaires, exercice libéral vs salarié, collaboration, démographie de la profession.

Salaire chirurgien-dentiste 2026 : libéral, salarié, collaborateur — combien gagne-t-on vraiment ?
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Salaire chirurgien-dentiste 2026 : libéral,...

« Combien gagne un chirurgien-dentiste ? » est une question dont la réponse varie énormément selon le mode d'exercice, la zone géographique, l'ancienneté et la spécialité. Voici les ordres de grandeur à connaître pour 2026, basés sur les données CARCDSF et l'enquête DREES sur la rémunération des professions de santé. Chirurgien-dentiste libéral installé (TNS) C'est le mode d'exercice majoritaire en France (~80 % des praticiens). Le revenu net dépend du chiffre d'affaires (CA) et de la maîtrise des charges : CA moyen national : 350-450 K€/an pour un cabinet omnipratique avec 1 fauteuil + 1 assistante. Charges : 55-65 % du CA (loyer, salaires, prothésiste, matériel, charges sociales, fiscalité). Revenu net imposable : 120-180 K€/an typiquement. Pour les cabinets multi-fauteuils ou spécialisés (implanto, ortho), le CA peut dépasser 800 K€ avec un revenu net entre 200 et 350 K€. Les très hauts revenus (>500 K€ net) restent rares et concernent surtout l'implantologie haut de gamme en zone très dotée. Salarié en centre dentaire Les centres dentaires (Dentego, Vyv Dentaire, Mutualité, etc.) emploient environ 5 000 chirurgiens-dentistes salariés en France. Convention collective 51 ou conventions spécifiques : Salaire brut : 4 500-7 000 €/mois selon ancienneté, spécialité et localisation, soit 54-84 K€ brut/an. Variable : intéressement ou bonus indexé sur le CA généré, typiquement 5-15 % en complément. Net imposable annuel : 50-75 K€, avec congés payés, mutuelle, prévoyance et retraite cadre. Avantages : sécurité, pas de gestion administrative, formation continue financée. Inconvénients : revenu plafonné, pas de capital constitué, moins d'autonomie sur les choix thérapeutiques. Collaborateur libéral Mode hybride : vous exercez sous votre nom (BNC) dans un cabinet d'accueil moyennant une rétrocession sur honoraires au titulaire : Rétrocession typique : 40 à 60 % du CA généré, le solde vous revient. Revenu net : très variable selon le volume — typiquement 60-120 K€/an net à temps plein. Pas de droit au bail, pas de patientèle à racheter — modèle d'entrée idéal pour un jeune diplômé. Associé en SEL (SELARL/SELAS) Cumul du statut TNS sur la part libérale et de la rémunération de gérant/président. Les revenus dépendent de la performance globale de la société : Revenu net : 150-300 K€/an pour un associé d'un cabinet rentable à 1-2 fauteuils. Possibilité de capitaliser via les dividendes (fiscalité PFU 30 %). Apport en capital à prévoir à l'entrée (typiquement 30-50 % de la valeur des parts). Comparaison synthétique ModeRevenu net annuelSécuritéCapitalisation Libéral installé120-350 K€MoyenneOui (patientèle + parts) Salarié centre50-75 K€HauteNon Collaborateur libéral60-120 K€MoyenneFaible Associé SEL150-300 K€HauteOui (dividendes + parts) À retenir Le revenu est très variable selon le mode d'exercice. Le libéral installé reste le mode le plus rémunérateur en moyenne, mais aussi le plus exigeant en gestion. Le salariat en centre offre une sécurité et un meilleur équilibre vie pro/perso. La collaboration libérale est un excellent compromis pour débuter ou pour cumuler avec un projet personnel. Sources : CARCDSF Rapport d'activité 2025, DREES "Démographie des professionnels de santé 2025", enquêtes Interfimo 2026.
Équipe
12 mai 2026 • 5 min
Démographie chirurgien-dentiste France 2026 : 47 636 praticiens, 30 % partent d'ici 2030
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Démographie chirurgien-dentiste France 2026 :...

Au 1er janvier 2026, la France compte 47 636 chirurgiens-dentistes en activité (source DREES). Une profession en pleine mutation : féminisation, urbanisation, vieillissement, et une vague de cessions à venir qui va redessiner le paysage pour la décennie 2030. Effectifs et évolution L'effectif total est stable depuis 10 ans, autour de 47 000-48 000 praticiens. La densité moyenne est de 70 dentistes pour 100 000 habitants — l'une des plus élevées d'Europe. Mais la moyenne cache des disparités fortes : Paris affiche 130 dentistes / 100 000 hab., contre 35-45 en zone rurale. Pyramide des âges et vague de retraites L'âge moyen est de 49 ans. Les plus de 60 ans représentent 28 % des effectifs, soit environ 13 500 praticiens. À horizon 2030, on estime que : ~14 000 dentistes partiront à la retraite (30 % de l'effectif). Le flux annuel de cessions devrait passer de 1 800/an aujourd'hui à 3 000-3 500/an entre 2027 et 2030. Le nombre de nouveaux diplômés (~1 200/an) ne suffit pas à compenser le tonnage des départs. Conséquence : marché des cessions tendu, valorisations en hausse dans les zones recherchées, opportunités fortes pour les jeunes praticiens dans les territoires. Féminisation La profession se féminise rapidement : 52 % des chirurgiens-dentistes ont moins de 40 ans sont des femmes (vs 32 % toutes générations confondues). Cette tendance s'accompagne d'évolutions dans les modes d'exercice : préférence accrue pour la collaboration libérale (souplesse), le temps partiel et l'exercice salarié en centre dentaire. Modes d'exercice Libéral installé : ~80 % (38 000 praticiens). Salarié en centre dentaire : ~10 % (5 000), en forte croissance avec l'essor des centres Dentego, Vyv, etc. Collaborateur libéral : ~7 % (3 300), majoritairement des moins de 35 ans. Hospitalier, enseignement, autres : ~3 % (1 400). Répartition géographique 53 % des chirurgiens-dentistes exercent dans 4 régions : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, PACA, Occitanie. Les déserts dentaires (densité < 40/100 000 hab.) concernent une centaine de départements ruraux. C'est précisément pour adresser ce déséquilibre qu'a été instaurée la régulation 2025 du conventionnement en zone non prioritaire (ZNP) : depuis le 1er janvier 2025, on ne peut s'installer en ZNP qu'en remplacement d'un confrère qui cesse son activité. Implications pour les acteurs du marché Pour les cédants Le moment est favorable : la demande de cabinets à vendre dépasse l'offre dans la plupart des zones, ce qui soutient les valorisations. Préparer sa cession 12-18 mois en amont permet de capter au maximum cette dynamique. Pour les repreneurs L'offre s'élargit mécaniquement avec la vague de retraites. Les meilleures opportunités sont dans les zones intermédiaires et sous-dotées : prix de cession raisonnables, demande de soins forte, aides à l'installation (CAID, CIID) cumulables. Pour les centres dentaires et investisseurs La consolidation se poursuit : les groupes Dentego, Vyv, Mutualité Française et nouveaux entrants ciblent des cabinets en zones urbaines et péri-urbaines. Modèle économique : transition vers le salariat + scale via centres multi-fauteuils. À retenir La démographie dentaire française entre dans une phase de transformation accélérée. La vague de cessions des 5 prochaines années est une opportunité pour les jeunes praticiens, un défi pour la régulation territoriale, et un moteur de structuration du marché. S'informer en continu et anticiper son projet sont les meilleurs leviers, que l'on soit cédant ou repreneur. Sources : DREES "Communiqué démographie professionnels de santé 2025", Ordre National des Chirurgiens-Dentistes "Atlas 2025", CARCDSF.
Équipe
12 mai 2026 • 5 min

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