Articles et dossiers sur le métier de Chirurgien-dentiste

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Observatoire des cessions dentaires — juillet 2026 : combien de cabinets à vendre en France ?

Observatoire des cessions dentaires — juillet...

Combien de cabinets dentaires sont réellement à vendre en France à un instant donné ? La question paraît simple, mais aucune source ne la centralise. Nous avons donc recensé, en juillet 2026, l'ensemble des annonces de cession publiées sur les douze principales sources françaises : sites spécialisés, service d'annonces de l'Ordre national et des conseils départementaux, plateformes de cession d'entreprise et petites annonces. Voici ce que révèle ce premier état des lieux. Environ 350 à 400 cabinets à vendre en ligne — un marché visible étonnamment étroit Après recensement et dédoublonnage (une même annonce de courtier apparaît souvent sur deux ou trois sites), on dénombre environ 350 à 400 annonces de cession actives et distinctes à l'échelle nationale. C'est peu : rapporté aux 47 636 chirurgiens-dentistes en exercice (DREES, 2026) et aux quelque 14 000 cessions attendues d'ici 2030 sous l'effet des départs à la retraite, le marché visible en ligne ne représente qu'une fraction infime du mouvement réel. L'explication tient en une phrase : la grande majorité des cessions de cabinets dentaires se règlent encore hors ligne, par le bouche-à-oreille confraternel, les réseaux d'anciens et les courtiers spécialisés. L'annonce publique reste l'exception, pas la règle. Un marché fragmenté, sans acteur dominant Aucune plateforme ne concentre l'offre. La source la plus fournie plafonne autour de la centaine d'annonces actives, et la moitié des canaux recensés sont vieillissants : rubriques d'annonces fermées, stocks jamais purgés mêlant annonces récentes et archives, pages en erreur. La répartition observée : Sites spécialisés dentaires (annonces de cabinets, petites annonces professionnelles) : le gros du volume, mais éclaté sur quatre à cinq sites concurrents. Ordre national des chirurgiens-dentistes : 25 annonces de vente actives, gratuites et très qualifiées (nombre de fauteuils, exercice individuel ou en société, murs inclus ou non). C'est la source la plus propre, un bon étalon de ce qu'attendent les cédants. Conseils départementaux de l'Ordre et URPS : une douzaine d'annonces, dispersées territoire par territoire. Plateformes généralistes de cession et petites annonces : quelques cabinets seulement, souvent noyés parmi des locaux commerciaux nus. Où sont les cabinets à vendre ? Île-de-France et littoral méditerranéen en tête La géographie des annonces recoupe celle de la démographie dentaire — et de son vieillissement. Les départements les plus représentés dans notre relevé : Paris (75) et la petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Yvelines) : l'Île-de-France domine largement, portée par la densité de praticiens et une vague de départs concentrée. Bouches-du-Rhône (13), Var (83), Alpes-Maritimes (06) : le littoral méditerranéen forme le deuxième foyer, cohérent avec l'attractivité de la région et l'âge moyen élevé des installés. Rhône (69), Bas-Rhin (67), Loire-Atlantique (44), Haute-Garonne (31), Gironde (33) : les grandes métropoles régionales complètent le tableau. À l'inverse, les zones rurales et les départements sous-dotés apparaissent peu — non que les cabinets n'y changent pas de mains, mais parce que les cessions s'y font presque exclusivement en direct, sans passer par une annonce. Le prix, grand absent des annonces Fait marquant : la quasi-totalité des annonces n'affiche aucun prix de cession. Le chiffre d'affaires lui-même n'est mentionné que dans une minorité de cas. Cette opacité, habituelle dans la transmission libérale, complique la tâche des repreneurs — surtout des jeunes diplômés — qui n'ont aucun repère de valorisation avant d'entrer en contact. C'est précisément là qu'une donnée standardisée (CA, EBE, patientèle active, zonage) fait la différence. Ce que la régulation 2025 change en profondeur Depuis le 1er janvier 2025, la règle « un départ = une arrivée » s'applique dans les zones non prioritaires : s'y installer suppose qu'un confrère libère sa place. L'annonce de cession devient de ce fait un actif rare, comparable à ce qu'est la licence dans d'autres professions réglementées. Le zonage ARS de la commune — sous-doté, très sous-doté, non prioritaire — devient le premier critère de recherche des candidats à l'installation. Une information que la plupart des annonces actuelles… n'indiquent pas. Notre lecture Le marché de la cession dentaire est à un tournant : le flux de départs s'accélère, la régulation rend chaque annonce stratégique, mais l'offre en ligne reste rare, dispersée et peu documentée. Pour un cédant, cela signifie qu'une annonce complète et bien renseignée se distingue immédiatement. Pour un repreneur, que la veille demande aujourd'hui de surveiller une dizaine de sources différentes. C'est la raison d'être de Ouidentaire : centraliser ces annonces, les standardiser (chiffres clés, équipement, zonage ARS, forme juridique) et les rendre visibles des seuls professionnels vérifiés. Consultez les annonces en ligne ou déposez la vôtre gratuitement. Méthodologie : recensement manuel réalisé le 19 juillet 2026 sur douze sources publiques françaises (sites spécialisés dentaires, service d'annonces de l'Ordre national et de conseils départementaux, URPS, plateformes de cession généralistes, petites annonces). Périmètre : cabinets en exercice à céder (patientèle, fonds libéral ou parts de société). Sont exclus le matériel seul, les locaux nus et les collaborations. Les doublons inter-sites — fréquents chez les courtiers qui multidiffusent — ont été retirés. Les fourchettes tiennent compte des annonces non extraites individuellement sur les deux plus gros sites. Sources démographiques : DREES (démographie des professionnels de santé, 2025-2026).
Équipe
6 août 2026 • 5 min
Comment déposer une annonce de cession de cabinet dentaire sur Ouidentaire

Comment déposer une annonce de cession de...

Vous préparez la transmission de votre cabinet dentaire ? Avec près de 30 % des chirurgiens-dentistes qui partiront à la retraite d'ici 2030 (source DREES) et, depuis le 1er janvier 2025, la règle « un départ = une arrivée » dans les zones non prioritaires, une annonce de cession bien construite est devenue un vrai levier pour trouver le bon repreneur. Voici comment déposer la vôtre sur Ouidentaire.fr, pas à pas. Comptez une quinzaine de minutes si vous avez vos chiffres sous la main.Avant de commencer : réunissez vos informationsLe formulaire vous demandera des données précises. Pour ne pas vous interrompre en cours de route, préparez :votre chiffre d'affaires du dernier exercice (et idéalement l'EBE et le taux de marge) ;le nombre de patients actifs et le flux de nouveaux patients par mois ;les caractéristiques du local : surface, bail ou murs, accessibilité PMR ;la liste de votre équipement (fauteuils, imagerie, stérilisation) ;une photo du cabinet — sans patient ni document nominatif visible.Étape 1 — Créez votre compteL'inscription se fait en quelques instants avec votre adresse email, depuis le bouton « Inscription » du site. Une fois connecté, cliquez sur « Déposer une annonce » puis choisissez la cession de cabinet.Étape 2 — Remplissez le formulaire en 6 voletsLe formulaire est découpé en six volets courts. Vous passez de l'un à l'autre à votre rythme, et seuls quelques champs sont obligatoires — plus votre annonce est complète, mieux les repreneurs peuvent se projeter.1. Identité du cabinetLe titre de l'annonce et le département. Un conseil : restez factuel et discret. « Cabinet omnipratique 2 fauteuils, centre-ville » suffit — inutile (et déconseillé si vous souhaitez rester confidentiel) d'indiquer le nom du cabinet ou son adresse exacte dans le titre.2. Locaux & fauteuilsSurface totale, nombre et âge des fauteuils, marque, accessibilité PMR, parking. Précisez si les murs sont cédés avec le cabinet ou si le repreneur reprendra le bail — c'est l'une des premières questions posées.3. Équipement dentaireCochez ce qui équipe le cabinet : radio panoramique, CBCT, CFAO, microscope, laser, autoclave classe B… et indiquez votre logiciel métier (Logos, Julie, Visiodent, Veasy…). Un plateau technique bien décrit aide un repreneur à évaluer les investissements à prévoir — ou à ne pas prévoir.4. Activité & patientèleC'est le cœur de l'annonce : chiffre d'affaires, EBE, patientèle active, nouveaux patients par mois, et la répartition de votre activité (omnipratique, orthodontie, implantologie, endodontie…). Indiquez des chiffres exacts : ils seront vérifiés lors des échanges avec les candidats, et une annonce fidèle fait gagner du temps à tout le monde.5. Statut juridique & conventionnementForme d'exercice (BNC, SELARL, SELAS…), secteur conventionnel, zonage ARS de votre commune et nature de la cession : cession de parts ou cession de patientèle. Depuis la régulation de 2025, le zonage est un critère de premier plan pour les candidats à l'installation — le renseigner joue en votre faveur. Si vous êtes mandataire ou transactionnaire, une case dédiée vous permet de le déclarer.6. Description & photoLe texte libre : contexte de la cession, accompagnement proposé au repreneur, équipe en place (assistante, secrétaire…), potentiel de développement. Ajoutez une photo du cabinet — elle multiplie l'attention portée à l'annonce. Vérifiez qu'aucun patient ni document nominatif n'apparaît à l'image : le secret professionnel s'applique aussi à vos visuels.Étape 3 — PubliezAprès acceptation des conditions générales, votre annonce est en ligne immédiatement. Le dépôt est actuellement gratuit.Qui voit votre annonce ?Tout visiteur peut voir qu'un cabinet est à céder dans votre département. En revanche, les informations détaillées ne sont accessibles qu'aux professionnels inscrits dont l'identité a été vérifiée (numéro RPPS contrôlé). Concrètement : vos chiffres ne sont pas exposés au tout-venant, et les personnes qui vous contactent sont des confrères identifiés.Les repreneurs qui ont créé une alerte de recherche correspondant à votre profil de cabinet sont prévenus par email. Les prises de contact arrivent ensuite dans la messagerie intégrée de votre espace — vous choisissez à qui répondre et ce que vous partagez, au rythme qui vous convient.Quatre conseils pour une annonce qui fonctionneDes chiffres justes. CA, EBE, patientèle : la confiance se joue dès la première visite du dossier.La discrétion se gère par le titre. Département et type d'activité suffisent pour attirer les bons profils sans alerter votre patientèle ou votre équipe.Le zonage ARS renseigné. C'est devenu le premier filtre de recherche des candidats à l'installation.Parlez de l'après. Un accompagnement de quelques semaines ou quelques mois est souvent décisif pour un jeune repreneur — dites-le si vous l'envisagez.En résuméUn compte, six volets de formulaire, une publication immédiate : déposer une annonce de cession sur Ouidentaire prend un quart d'heure. Déposez votre annonce dès maintenant, ou parcourez d'abord les annonces en ligne pour situer votre cabinet parmi les cessions en cours.
Équipe
19 juillet 2026 • 6 min
Démographie chirurgien-dentiste France 2026 : 47 636 praticiens, 30 % partent d'ici 2030
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Démographie chirurgien-dentiste France 2026 :...

Au 1er janvier 2026, la France compte 47 636 chirurgiens-dentistes en activité (source DREES). Une profession en pleine mutation : féminisation, urbanisation, vieillissement, et une vague de cessions à venir qui va redessiner le paysage pour la décennie 2030. Effectifs et évolution L'effectif total est stable depuis 10 ans, autour de 47 000-48 000 praticiens. La densité moyenne est de 70 dentistes pour 100 000 habitants — l'une des plus élevées d'Europe. Mais la moyenne cache des disparités fortes : Paris affiche 130 dentistes / 100 000 hab., contre 35-45 en zone rurale. Pyramide des âges et vague de retraites L'âge moyen est de 49 ans. Les plus de 60 ans représentent 28 % des effectifs, soit environ 13 500 praticiens. À horizon 2030, on estime que : ~14 000 dentistes partiront à la retraite (30 % de l'effectif). Le flux annuel de cessions devrait passer de 1 800/an aujourd'hui à 3 000-3 500/an entre 2027 et 2030. Le nombre de nouveaux diplômés (~1 200/an) ne suffit pas à compenser le tonnage des départs. Conséquence : marché des cessions tendu, valorisations en hausse dans les zones recherchées, opportunités fortes pour les jeunes praticiens dans les territoires. Féminisation La profession se féminise rapidement : 52 % des chirurgiens-dentistes ont moins de 40 ans sont des femmes (vs 32 % toutes générations confondues). Cette tendance s'accompagne d'évolutions dans les modes d'exercice : préférence accrue pour la collaboration libérale (souplesse), le temps partiel et l'exercice salarié en centre dentaire. Modes d'exercice Libéral installé : ~80 % (38 000 praticiens). Salarié en centre dentaire : ~10 % (5 000), en forte croissance avec l'essor des centres Dentego, Vyv, etc. Collaborateur libéral : ~7 % (3 300), majoritairement des moins de 35 ans. Hospitalier, enseignement, autres : ~3 % (1 400). Répartition géographique 53 % des chirurgiens-dentistes exercent dans 4 régions : Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, PACA, Occitanie. Les déserts dentaires (densité < 40/100 000 hab.) concernent une centaine de départements ruraux. C'est précisément pour adresser ce déséquilibre qu'a été instaurée la régulation 2025 du conventionnement en zone non prioritaire (ZNP) : depuis le 1er janvier 2025, on ne peut s'installer en ZNP qu'en remplacement d'un confrère qui cesse son activité. Implications pour les acteurs du marché Pour les cédants Le moment est favorable : la demande de cabinets à vendre dépasse l'offre dans la plupart des zones, ce qui soutient les valorisations. Préparer sa cession 12-18 mois en amont permet de capter au maximum cette dynamique. Pour les repreneurs L'offre s'élargit mécaniquement avec la vague de retraites. Les meilleures opportunités sont dans les zones intermédiaires et sous-dotées : prix de cession raisonnables, demande de soins forte, aides à l'installation (CAID, CIID) cumulables. Pour les centres dentaires et investisseurs La consolidation se poursuit : les groupes Dentego, Vyv, Mutualité Française et nouveaux entrants ciblent des cabinets en zones urbaines et péri-urbaines. Modèle économique : transition vers le salariat + scale via centres multi-fauteuils. À retenir La démographie dentaire française entre dans une phase de transformation accélérée. La vague de cessions des 5 prochaines années est une opportunité pour les jeunes praticiens, un défi pour la régulation territoriale, et un moteur de structuration du marché. S'informer en continu et anticiper son projet sont les meilleurs leviers, que l'on soit cédant ou repreneur. Sources : DREES "Communiqué démographie professionnels de santé 2025", Ordre National des Chirurgiens-Dentistes "Atlas 2025", CARCDSF.
Équipe
12 mai 2026 • 5 min
Salaire chirurgien-dentiste 2026 : libéral, salarié, collaborateur — combien gagne-t-on vraiment ?
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Salaire chirurgien-dentiste 2026 : libéral,...

« Combien gagne un chirurgien-dentiste ? » est une question dont la réponse varie énormément selon le mode d'exercice, la zone géographique, l'ancienneté et la spécialité. Voici les ordres de grandeur à connaître pour 2026, basés sur les données CARCDSF et l'enquête DREES sur la rémunération des professions de santé. Chirurgien-dentiste libéral installé (TNS) C'est le mode d'exercice majoritaire en France (~80 % des praticiens). Le revenu net dépend du chiffre d'affaires (CA) et de la maîtrise des charges : CA moyen national : 350-450 K€/an pour un cabinet omnipratique avec 1 fauteuil + 1 assistante. Charges : 55-65 % du CA (loyer, salaires, prothésiste, matériel, charges sociales, fiscalité). Revenu net imposable : 120-180 K€/an typiquement. Pour les cabinets multi-fauteuils ou spécialisés (implanto, ortho), le CA peut dépasser 800 K€ avec un revenu net entre 200 et 350 K€. Les très hauts revenus (>500 K€ net) restent rares et concernent surtout l'implantologie haut de gamme en zone très dotée. Salarié en centre dentaire Les centres dentaires (Dentego, Vyv Dentaire, Mutualité, etc.) emploient environ 5 000 chirurgiens-dentistes salariés en France. Convention collective 51 ou conventions spécifiques : Salaire brut : 4 500-7 000 €/mois selon ancienneté, spécialité et localisation, soit 54-84 K€ brut/an. Variable : intéressement ou bonus indexé sur le CA généré, typiquement 5-15 % en complément. Net imposable annuel : 50-75 K€, avec congés payés, mutuelle, prévoyance et retraite cadre. Avantages : sécurité, pas de gestion administrative, formation continue financée. Inconvénients : revenu plafonné, pas de capital constitué, moins d'autonomie sur les choix thérapeutiques. Collaborateur libéral Mode hybride : vous exercez sous votre nom (BNC) dans un cabinet d'accueil moyennant une rétrocession sur honoraires au titulaire : Rétrocession typique : 40 à 60 % du CA généré, le solde vous revient. Revenu net : très variable selon le volume — typiquement 60-120 K€/an net à temps plein. Pas de droit au bail, pas de patientèle à racheter — modèle d'entrée idéal pour un jeune diplômé. Associé en SEL (SELARL/SELAS) Cumul du statut TNS sur la part libérale et de la rémunération de gérant/président. Les revenus dépendent de la performance globale de la société : Revenu net : 150-300 K€/an pour un associé d'un cabinet rentable à 1-2 fauteuils. Possibilité de capitaliser via les dividendes (fiscalité PFU 30 %). Apport en capital à prévoir à l'entrée (typiquement 30-50 % de la valeur des parts). Comparaison synthétique ModeRevenu net annuelSécuritéCapitalisation Libéral installé120-350 K€MoyenneOui (patientèle + parts) Salarié centre50-75 K€HauteNon Collaborateur libéral60-120 K€MoyenneFaible Associé SEL150-300 K€HauteOui (dividendes + parts) À retenir Le revenu est très variable selon le mode d'exercice. Le libéral installé reste le mode le plus rémunérateur en moyenne, mais aussi le plus exigeant en gestion. Le salariat en centre offre une sécurité et un meilleur équilibre vie pro/perso. La collaboration libérale est un excellent compromis pour débuter ou pour cumuler avec un projet personnel. Sources : CARCDSF Rapport d'activité 2025, DREES "Démographie des professionnels de santé 2025", enquêtes Interfimo 2026.
Équipe
12 mai 2026 • 5 min
Vendre son cabinet dentaire : préparer la cession 12 mois en amont
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Vendre son cabinet dentaire : préparer la...

Vendre un cabinet dentaire en bonnes conditions ne s'improvise pas dans les dernières semaines avant la retraite. Les cabinets qui obtiennent les meilleures valorisations sont ceux dont la cession est préparée 12 à 18 mois en amont. Voici le calendrier pour anticiper sereinement. T-12 mois : audit patrimonial et fiscal Faites le point avec votre expert-comptable et un avocat fiscaliste sur : La plus-value professionnelle attendue et son régime fiscal (article 151 septies CGI pour les TPE, abattement retraite, exonération si départ à la retraite dans les 24 mois suivant la cession). La forme juridique optimale pour la cession : cession de parts vs cession de fonds. L'éventuel passage en société (SELARL/SELAS) avant la cession si vous exercez encore en nom propre — cela peut optimiser la fiscalité de sortie. T-9 mois : remise à niveau du plateau technique Un cabinet vendable est un cabinet qui peut continuer à tourner sans investissement immédiat du repreneur. Faites un état des lieux : Fauteuils, panoramique, CBCT, CFAO : âge, état, maintenance à jour ? Conformité ERP/PMR : un cabinet non aux normes décote significativement (mise en conformité = 5-25 K€). Logiciel métier à jour (Logos, Julie, Visiodent, Veasy) avec historique exploitable par le repreneur. T-6 mois : préparation de la data room Constituez un dossier de cession standardisé avec : Comptes des 3 derniers exercices (bilans, comptes de résultat, liasses fiscales). Statistiques patientèle : actifs 24 mois, âge moyen, nouveaux patients, répartition par acte. Bail commercial : reste à courir, conditions de cession, indemnité d'éviction éventuelle. Contrats : assistante(s), prothésiste, partenariats laboratoires, maintenance équipement. Inventaire détaillé du matériel avec factures et historique maintenance. T-3 mois : mise en marché Publiez l'annonce sur les marketplaces spécialisées avec photos professionnelles du cabinet, fiche financière complète et data room en pièce jointe. Soyez transparent sur les forces ET les faiblesses — la confiance se gagne à la première lecture. Filtrez les candidats : un repreneur sérieux a déjà un accord de principe bancaire et une vision claire de son projet. Méfiez-vous des candidats qui négocient avant même d'avoir consulté la data room. T-2 mois : compromis et formalités Signature du compromis sous conditions suspensives, transmission du dossier au Conseil Départemental de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes (formalité obligatoire — délai d'examen 1 à 3 mois), préparation de la lettre commune d'annonce à la patientèle. T-0 : acte définitif Signature de l'acte, transfert du RPPS auprès de la CPAM, déclaration à la CARCDSF, présentation officielle du successeur. Prévoyez idéalement une période de transmission (3 à 6 mois en collaboration) pendant laquelle vous accompagnez le repreneur sur les patients fidèles — c'est ce qui maximise la rétention. À retenir Une cession bien préparée se vend en 6-9 mois après la mise en marché. Une cession improvisée peut s'éterniser 18-24 mois avec une décote de 10-30 % sur la valeur de base. Le temps est votre meilleur allié — commencez par parler à votre expert-comptable dès aujourd'hui si vous envisagez de céder dans les 2-3 ans.
Équipe
12 mai 2026 • 6 min
Acheter un cabinet dentaire en 2026 : les 8 étapes pour réussir sa reprise
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Acheter un cabinet dentaire en 2026 : les 8...

Reprendre un cabinet dentaire n'est pas un achat immobilier classique. La valorisation se construit autour d'actifs spécifiques (patientèle, plateau technique, équipe, contrats) et l'opération est encadrée par l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes et par la régulation 2025 du conventionnement. Voici les 8 étapes pour réussir. Étape 1 — Définir son projet (3-6 mois avant) Avant même de consulter les annonces, clarifiez votre cible : activité (omnipratique, ortho, implanto), volume souhaité (CA, nombre de fauteuils, équipe), zone géographique et zonage ARS. Le zonage est devenu un critère de premier plan depuis la régulation 2025 : en zone non prioritaire (ZNP), la cession devient le passage obligé pour s'installer en secteur conventionné. Étape 2 — Construire son enveloppe financière Un cabinet dentaire en France se valorise entre 40 et 100 % du CA annuel HT, selon la zone, l'équipement, l'ancienneté de la patientèle et la forme juridique. Comptez en plus : Frais d'acte : notaire + droits d'enregistrement (5 % au-delà de 23 000 €). Trésorerie de démarrage : 3-6 mois de charges fixes. Investissements de remise à niveau : matériel obsolète, mise aux normes PMR/ERP. Les banques spécialisées (Interfimo, BNP Paribas Health, Crédit Agricole Pro Santé) financent typiquement 100 % du prix de cession + frais sur 7-12 ans pour une primo-installation. Étape 3 — Sourcer les annonces Les marketplaces dentaires comme Ouidentaire, les cabinets d'expertise comptable spécialisés (Interfimo, Fiducial, Fiteco) et les groupements de praticiens diffusent les annonces. Filtrez par zonage ARS et privilégiez les annonces avec data room standardisée — c'est le signe d'un cédant préparé. Étape 4 — Auditer la patientèle L'audit de patientèle est l'étape la plus critique de la valorisation. Demandez au cédant les KPI suivants sur les 24 derniers mois : Patients actifs (vus au moins une fois dans la période). Âge moyen et pyramide des âges. Flux nouveaux patients / mois. Répartition par acte (omni, ortho, implanto, prothèse…). Taux de bénéficiaires CSS/AME (impact sur le mix tarifaire). Étape 5 — Auditer le plateau technique Faites un inventaire détaillé : nombre de fauteuils, marques et année, panoramique, CBCT, CFAO/CEREC, autoclaves classe B, microscope. Demandez les contrats de maintenance et l'historique des interventions. Un fauteuil de plus de 12 ans est typiquement à remplacer (10-20 K€ pièce), à intégrer dans votre offre. Étape 6 — Choisir la forme juridique de cession Cession de parts sociales (SELARL/SELAS) : vous reprenez la structure existante avec son passé fiscal et social. Plus simple, mais hérite des risques. Cession de fonds libéral : vous achetez la patientèle, le bail et le matériel, dans une structure neuve. Plus protecteur, mais coût en droits d'enregistrement plus élevé. Cession de patientèle seule : option minimaliste, le cédant garde les murs et le matériel. Étape 7 — Négociation et compromis Le compromis de cession fige les conditions et le prix sous conditions suspensives (financement obtenu, accord de l'Ordre, validation des comptes). Comptez 6-8 semaines entre compromis et acte définitif. Étape 8 — Inscription à l'Ordre + démarrage L'inscription au Conseil Départemental de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes est obligatoire avant tout exercice. Préparez en parallèle le transfert RPPS, le conventionnement avec la CPAM, l'affiliation CARCDSF, et l'information de la patientèle (lettre d'annonce signée par le cédant et le successeur). À retenir La reprise d'un cabinet dentaire est un projet à 12-18 mois entre la définition du projet et l'installation effective. Anticiper chaque étape — et surtout l'audit patientèle et le zonage ARS — détermine la qualité du deal final. Cet article est un guide général. Pour un projet personnalisé, consultez un expert-comptable dentaire et votre Conseil Départemental de l'Ordre.
Équipe
12 mai 2026 • 7 min

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